
L’association Enfant du Mekong enseigne la solidarité aux écoliers français. Séverine Delattre, responsable du réseau Écoliers Solidaires, détaille le programme de l’association dans les écoles.
Les bénévoles de l’association Enfant du Mekong passent d’écoles en écoles pour sensibiliser les enfants à des actions humanitaires. Ils sont intervenus 300 fois en 2015 et ont récolté plus de 80 000 euros pour un centre en Asie, avec les seuls dons des élèves et de leur famille.
Qu’est-ce que le projet Écoliers Solidaires ?
Séverine Delattre : « Écoliers Solidaires est un projet qui a quinze ans. L’idée est de permettre aux élèves français de s’engager pour les autres et notamment pour les enfants défavorisés en Asie du Sud Est. Pour les sensibiliser à ces problématiques, nous intervenons dans les écoles. Nous organisons des activités, des rencontres avec des bénévoles, mais également des projets solidaires. »
Vous avez un exemple ?
Séverine Delattre : « Il y a le projet “un bol de riz”. On propose aux enfants de remplacer leur repas du midi par un bol de riz et une pomme. Ça permet de leur parler des problématiques alimentaires de l’autre côté de la planète. Et les économies faites par l’école sur ce repas sont envoyées en Asie. Quand on leur explique que cette privation d’un repas permet à un enfant de manger dix jours, la symbolique est forte. »
Comment intéresser les enfants à ces problématiques solidaires ?
Séverine Delattre : « On essaie d’humaniser le plus possible les problématiques abordées. Nous essayons d’organiser des échanges de dessins entre notre établissement au Cambodge et des classes en France. Nous leur faisons parfois tourner des vidéos, pour qu’ils se voient et qu’ils visualisent le centre scolaire que l’association a mis en place au Cambodge. Nous aidons milles jeunes là-bas. »
Quelles sont les valeurs que vous tentez d’inculquer aux enfants ?
Séverine Delattre : « Des valeurs d’engagement et de partage. Nous essayons de leur faire prendre conscience de leur chance et de tout ce qu’ils ont : un lit, de la nourriture, une école. Sans tomber dans le misérabilisme non plus. Nous les poussons simplement à s’interroger sur leur situation dans le monde. Et comment ils pourraient s’engager et œuvrer pour les autres. »
Auriez-vous des conseils, pour des parents ou des enseignants, pour former des enfants solidaires ?
Séverine Delattre : « C’est un conseil simple mais leur apprendre à partager est très important. A voir un peu plus loin que le bout de leur nez aussi. Nous avons l’habitude de dire qu’avec de petites gouttes on construit le Mékong. Chaque élève qui donne un peu de sa personne permet de donner la chance à plusieurs enfants en Asie de grandir et de se développer. »
Vous êtes intéressé par le projet ? Rendez-vous en ligne à cette adresse.
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